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cadre METHODE MICROPSYCHANALYTIQUE
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plans des lieux

Les appoints techniques

3_Les plans des lieux Faire une analyse, c’est raconter l’histoire de sa vie jusque dans ses facettes les plus intimes, donc aussi retrouver les lieux et les situations dans lesquels son existence s’est inscrite et dont elle s’est imprégnée. Au cours d'une micropsychanalyse, l'analysé est généralement invité à étudier en séance les lieux où il a vécu. Cette étude a une réelle importance car elle lui permet de renouer avec certains détails géographiques qui ont marqué son développement. Déjà dans son berceau, le bébé est sensible à l’univers ambiant et y réagit ; plus tard, quand il va à la découverte de l’appartement, il apprend à connaître l’espace qui l’entoure, il s'y organise et en mémorise les caractéristiques. 

Le travail sur les lieux d'habitation amène la personne à retrouver des espaces, des lumières, des odeurs, des objets… et différentes pièces, en particulier la cuisine, la salle de bains, la chambre des parents, la sienne… ainsi que des singularités de différentes personnes ayant occupé les lieux. Tout cela constitue le cadre des expériences fondamentales que l'analysé a vécu lors des repas, de la toilette, des jeux… avec leur lot de satisfactions et de frustrations, avec leur charge agressive et sexuelle.

L'étude des lieux d'habitation se fait en plusieurs temps, quand sont remplies les conditions inhérentes à l’utilisation de tout appoint technique. Elle est introduite en fonction de la  dynamique globale du travail et quand le contexte associatif immédiat s’y prête, c'est-à-dire lorsque l’analysé en vient à lier associativement certains détails de son intimité à l’une ou à l’autre de ses habitations. A un certain moment, l’analyste propose à l’analysé de faire le dessin des lieux dont il a parlé. Dans un second temps, les plans réalisés vont être repris en séance de manière descriptive, puis associative.

Peu à peu, au fil des séances, les lieux ou certains de leurs détails s’articulent associativement à des vécus, des symptômes, d’autres éléments d’appoints techniques étudiés… et conduisent l’analysé à revivre le contexte et le contenu géographiques des différents stades de son développement.

En reprenant ses plans, l’analysé découvre souvent avoir fait des omissions ou des ajouts, des erreurs de proportion ou de disposition..., autant d'actes manqués qu'il analyse ensuite associativement. Tel ce jeune père qui s'aperçoit n'avoir pas dessiné la chambre de son petit frère. Bien sûr, il analyse son oubli. La jalousie à l'égard de son cadet lui revient en mémoire. Il décrit la pièce du nouveau-né dont il avait été exclu, revoit le berceau. Il s'écrie « c'était le berceau que ma mère avait acheté pour moi. Je me souviens du bruit de ses roulettes ». Dans les associations qui suivent, il parle de son fils unique avec agressivité : « avant sa naissance, avec ma femme tout marchait comme sur des roulettes ». Il saisit alors que la venue de son enfant a perturbé la relation fusionnelle qu'il entretenait avec sa femme, comme la naissance de son petit frère avait troublé la relation privilégiée qu'il avait avec sa mère. Ses difficultés à assumer sa paternité trouvent leur sens : elles sont la résurgence d'une jalousie ancienne. Il comprend que l'enfant lui-même n'y est pas pour grand-chose... Et lorsque ce vécu infantile de rivalité aura été élaboré en séance, les tensions actuelles s'abaisseront d'elles-mêmes.

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